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Synthèse des Assises pour un chnagement de société

"Le capitalisme nous affame. Bouffons-le !

mercredi 11 novembre 2020 par CGT59

Quantitativement et qualitativement « une réussite »
400 présents issus de 70 départements et 20 fédérations ainsi que du Comité national des privés d’emploi et précaires malgré le couvre-feu et le « confinement ». Un nombre non négligeable de camarades de notre département, représentant divers syndicats, structures et secteurs professionnels, avaient fait le déplacement. De nombreuses interventions d’un haut niveau de réflexion et de combativité dans un moment de démocratie syndicale intense.

Le syndicalisme CGT n’est pas « le syndicalisme du possible mais le syndicalisme du nécessaire »

Introduits par Olivier Mateu Secrétaire général de l’UD 13, les débats de la matinée ont fait une analyse partagée de la situation qui a permis de « prendre la mesure de la poudrière sur laquelle nous sommes installés » tout en mettant en avant les luttes nombreuses dans les entreprises et les services avec l’idée que « la lutte paie », qu’« il n’y a aucune fatalité » et que nous sommes par le rapport des forces à organiser « en capacité d’influer sur les choix politiques dans la période »

Les interventions ont souligné la réussite de la marche pour l’emploi, « qu’il faut poursuivre » et la dignité ainsi que celle de la manifestation parisienne du 17 octobre, actions inscrites dans un processus de lutte, initié par la manifestation du 27 avril 2019, qui vise à « rassembler » et « unir notre camp » autour « d’un projet émancipateur » pour « résister » et lancer la « contre-offensive » contre la broyeuse sociale et antidémocratique des actionnaires du MEDEF et du CAC40.

La nécessité de réhabiliter la « double besogne » du syndicalisme de classe et de masse qui a marqué l’histoire de la CGT a été réaffirmée avec force.

Syndicalisme des revendications immédiates et du changement de société.

Le changement de société implique de « partir de la réalité pour la transformer », de « prioriser la lutte sur le dialogue social » de globaliser la lutte en « ne prenant pas les problèmes un à un » et en gardant à l’esprit que nos ennemis de classe « n’auront pas de limites. Nous non plus ! » Nous allons, par l’unité de notre camp, « récupérer ce qui nous appartient et qu’ils nous ont volé ».

Perspectives : Notre boussole « c’est l’intérêt des travailleurs »

L’après-midi a été consacré aux perspectives à lier à la nécessité d’en finir avec le capitalisme qui a fait son temps et n’offre plus que misère, pauvreté, destruction de la nature, libéralisme, fascisme et guerre. Pour cela trois axes de travail ont été soumis au débat et adoptés.
• Recenser les résistances et luttes actuelles en les élargissant pour préparer le tous ensemble des entreprises en lutte
• Grève et manifestation en région en décembre
• Proposer un rétroplanning (calendrier de lutte) début janvier

En prenant en compte, les dates déjà fixées comme celle du 03 novembre, l’appel national et confédéral des privés d’emploi et précaires qu’il s’agit d’élargir au plus grand nombre en prenant contact avec les entreprises en lutte doit être une nouvelle étape de la lutte générale. Car, comme l’exprime la motion des Assises adoptée à l’unanimité moins trois abstentions : « La démarche pour gagner ce changement de société doit être lisible pour les travailleurs : si l’attaque est globale, la riposte, pour être à la hauteur, doit l’être aussi. Il nous faut construire les cohérences revendicatives pour faire converger toutes les luttes en cours et donner envie, courage et détermination au plus grand nombre. »

Le mot d’ordre doit être tous dans la rue le 5 décembre pour la manifestation.

Table ronde :
Faire front « autour d’un pacte de progrès social » et de changement de société.
Avec des dirigeants de la CGT, étaient représentés le Parti Communiste Français, La France Insoumise et l’Association Nationale des Communistes.

Après une courte intervention, chaque représentant politique a répondu aux questions et réflexion de la salle sur la nécessité d’un front populaire alternatif pour stopper la destruction des conquis sociaux et démocratiques et faire triompher les revendications des travailleurs.

La gestion de l’épidémie et le confinement ont été analysés comme un moyen de faire payer la crise systémique du capitalisme au peuple et d’« obérer les capacités de riposte collective » des travailleurs. Il a été souligné qu’il existe un lien dialectique entre les luttes syndicales de défense des travailleurs et l’alternative politique anticapitaliste de changement de la société alors qu’aujourd’hui nous sommes dans une période « absence et d’illisibilité de perspective politique ».

En tout cas nous devons nous unir, chacun à sa place et dans son rôle, en gardant à l’esprit que « faire bloc passe par l’action » commune. Il a été rappelé qu’il faut remonter à la campagne pour la victoire du NON au Traité Constitutionnel Européen (TCE) où nous avons marché séparément et frappé ensemble (syndicats, associations, partis politiques).

Alors, la solution n’est-elle pas un « Front populaire » ?

   

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