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Bilan d’une année Covid : Pour une approche historique et démographique rationnelle.

lundi 12 avril 2021 par Francis Arzalier (ANC)

A l’issue de plus d’un an de suppression des libertés civiles, sous prétexte de pandémie, il est temps de faire un bilan sans se payer de mots, et en évitant le verbiage pseudo-scientifique dont on nous abreuve pour exiger de nous tous, et, le lendemain, le contraire.
L’humanité a vécu des milliers de fois les épidémies liées à des virus, ou des bactéries, dont certaines d’autant plus mortifères qu’on n’avait aucun moyen de les combattre, ni de les détecter, ce qui n’est plus le cas. On peut en 2021 soigner ceux qui ont le covid, et on peut détecter les porteurs du virus, donc contagieux.

1/ Les discours anxiogènes actuels sur les morts causés par le Covid sont irrationnels : Nous attendons toujours que nos responsables publient les seuls chiffres qui ont un sens, la comparaison du nombre global de décès mensuels.

Car bien des décès liés à tout autre chose sont attribués au virus. Avez-vous remarqué qu’on ne meurt plus en France de la grippe chaque hiver depuis treize mois ? On peut même ajouter à cela le témoignage de proches atteints d’un cancer, fort mal soignés depuis deux ans parce que les seuls covid sont prioritaires aujourd’hui à l’hôpital.

C’est ainsi qu’on a fabriqué le chiffre effrayant des " 100 000 morts du Covid", qui sert depuis un an à faire peur.  [1]

2/ Faute de publication par nos responsables, il paraît judicieux d’observer quelques instants l’évolution des décès mensuels en France, du milieu du XXème siècle à nos jours.
Les diagrammes ci-joints (1et 2, 3) des mortalités mensuelles sont pleins d’enseignements :

Le premier représente pour les années 1946 à 1955 les mois les plus mortifères (toujours durant la saison froide), comparés à l’étiage mensuel des décès (toujours durant les mois chauds).

Le second montre la même chose pour la période récente, de 2011 à 2020 (jusques et y compris "l’année du Covid" 2020, ce qui permet la comparaison.

Tous ces chiffres sont extraits des tableaux de mortalité en France de l’Insee.

1/ première observation :

Sur cette longue période de l’histoire de France, qui va de la fin de la Deuxième Guerre Mondiale a 2020, un seul constat est évident : la mortalité mensuelle la plus forte est chaque année durant la saison froide, et la plus basse durant la saison chaude. Cela, au sens large du terme, et pas toujours le même mois : sur une période de 75 ans, le mois le plus mortifère est en saison froide celui de janvier.

2/ Deuxième observation :

Elle fait ressortir l’évidence de la comparaison entre les deux périodes : Les pics mensuels de mortalité hivernale étaient beaucoup plus élevés dans la France à peine libérée de l’occupation allemande que dans la décennie qui s’achève, incluant "l’annus horribilis" 2020, celle qui nous a été présentée quotidiennement par nos gouvernants, leurs séides, et les médias à leur service, comme les prémices de l’apocalypse finale.

Les pics de mortalité, liés aux épidémies, dépassent 60 000 décès une année sur deux durant la période d’après-guerre, avec le sommet étonnant de 87 861 en janvier 1949, du seul fait de la grippe !

À l’inverse, seules deux années laissent voir des chiffres supérieurs de peu à 60 000 décès, en avril 2020 (l’année du Covid...) et 2017, la plus mortifère en janvier avec 66 990, du fait de la grippe évidemment. Il faut ajouter à cette comparaison des deux périodes considérées le fait que la population française est passée de 40,5 d’habitants en 1946 et 41,5 en 1949 à 67 millions et quelques actuellement, soit une augmentation de plus de 60% !

En fait, les deux diagrammes juxtaposés démontrent le freinage rapide de la mortalité à partir des années 1950 grâce aux progrès de la médecine en France, et, faut-il le rappeler, de la sécurité sociale.

Et il ne semble pas excessif de penser qu’à l’inverse, la croissance des chiffres de mortalité en 2017 et 2020 par rapport aux années précédentes a un lien direct avec les restrictions drastiques imposées aux hôpitaux publics par les gouvernements successifs depuis 20 ans.

3/ Troisième observation

Le graphique 3 (courbe exhaustive des décès mensuels de janvier 2017 à février 2021) renforce les observations précédentes.

L’exagération manifeste des effets mortels du Covid par nos gouvernants et l’appareil d’État à leur service (politique, médiatique) exprime une volonté politique de créer et entretenir un climat de peur et de culpabilité. L’omni-présence de la pensée officielle dans les chaînes "d’info continue" et les réseaux sociaux, par le biais de conférences de presse anxiogènes, amplifiées jusqu’à la démesure par des commentaires ressassés, est d’une redoutable efficacité.

Elle repose sur deux volontés conjointes :

  • 1/ Dramatisation de la menace (100 000 morts, effondrement du système hospitalier, etc…)
  • 2/ Les Français sont coupables de la puissance de l’épidémie, par leurs réticences à appliquer " gestes barrières " et la " distanciation sociale " ordonnées par les Gouvernants et les "Experts" qui leur apportent une caution dite "scientifique ".

Cette offensive de remodelage de la société française repose sur une idéologie pour laquelle l’Autre est une menace par sa seule présence, ce qui doit amener à interdire au maximum les lieux de sociabilité et de culture (cafés et restaurants, cinémas, musées et théâtres, écoles, ateliers et bureaux, remplacés par des contacts virtuels, etc…).

Il s’agit bien d’un choix idéologique, en rupture non seulement avec l’histoire culturelle de la France, mais avec la conception rationaliste et humaniste selon laquelle l’Homme est un " Être social ", qui ne s’épanouit que par les contacts qu’il noue avec ses semblables, contacts familiaux, sexuels, amicaux, professionnels, etc.

Cette volonté politique, qu’on peut considérer comme l’offensive ultime de l’ultra-libéralisme, a atteint en partie ses objectifs, détruire les solidarités de classe en supprimant les contacts au travail, et dans la rue, aboutir à ce rêve de la bourgeoisie française d’un Prolétariat enfin soumis.

Cela n’empêcherait pas le mécontentement, mais le réduirait à des soubresauts colériques isolés, inorganisés, s’interdisant toutes issue politique révolutionnaire ou réformiste, s’engluant dans les impuissances de l’apolitisme ou des dérives fascisantes et xénophobes.

4/ Quatrième observation

Cette instrumentalisation de l’épidémie actuelle est à mettre en parallèle avec celle utilisée depuis quelques années à l’égard des mutations climatiques en cours. Certes, elles sont bien réelles, mais l’humanité a vécu des milliers de changements climatiques, comme des milliers de crises épidémiques.
La nouveauté est de les présenter en punitions exclusives de la conduite des hommes : une réédition de vieux discours médiévaux, amputés de la seule présence divine, qui ne fait plus recette.
Mais toujours dans un but d’instrumentalisation, au service de volontés répressives d’État.

5/ Enfin, remarques d’ordre historique

Les réponses données depuis 13 mois par les autorités françaises à l’épidémie marquent une évidente régression par rapport à celles utilisées face aux grandes pestes médiévales. Certes, on ne savait alors ni soigner, ni détecter l’infection avant qu’elle ne soit visible sur les malades.
Mais les autorités s’efforçaient de les repérer, et de les isoler pour éviter qu’ils ne contaminent le reste de la population. Finalement, c’est ce que préconisait l’OMS des 2019, qui a été résumé par le slogan " tester, isoler, soigner ".
Alors que nos sociétés disposent aujourd’hui des moyens de le faire, à la différence du XIIIème siècle.

Cette directive n’a absolument pas été mise en application dans notre pays : dans une succession de décisions contradictoires, nos dirigeants n’ont guère promu le "testing", et ont fait se succéder en avalanche les mesures d’isolement, de confinement en couvre-feux, de l’ensemble des populations, sans jamais obtenir la preuve que cette destruction de la vie sociale limitait la diffusion du virus.

Mieux : quand un enfant est testé positif, on ferme l’école, et on renvoie le gamin chez lui, sans aucune obligation de soin ni d’isolement, et il contamine toute sa famille ! Et on a même incité les Parisiens aisés qui disposent de résidences secondaires "en province" à aller les rejoindre durant le Week-end pascal, et ainsi transmettre la contagion forte d’Ile de France, dans les zones épargnées jusque-là, Bretagne, Normandie ou Auvergne !

Des décisions d’une telle incohérence sanitaire qu’elles révèlent le seul désir politicien de remonter dans les sondages...
Remarquons enfin que l’unique objectif affirmé depuis plus d’un an des mesures de destructions de la vie sociale et économique est de limiter le nombre de malades aux capacités d’accueil des hôpitaux. Mais ces capacités d’accueil ont, depuis mars 2020, diminué encore au lieu d’être augmentées, notamment en personnel...

6/ Conclusion

On ne peut qu’espérer la fin de l’épidémie grâce à la vaccination massive, qui reste fort incantatoire en France, parce qu’elle a été livrée à des responsables ultra-libéraux, qui n’ont rien trouvé de mieux pour la freiner que de la mettre sous la coupe exclusive de l’Union Européenne, et des multinationales pharmaceutiques.

12 avril 2021


[1Lire à propos de la peur la série écrite par Pierre Lenormand : Pour en finir avec les peurs du siècle sur notre site.

   

Messages

  • 1. Bilan d’une année Covid : Pour une approche historique et démographique rationnelle.
    13 avril, 08:54 - par RICHARD PALAO


    Il est exact que le pouvoir utilisé la pandémie pour anesthési er la population et mettre en place des mesures liberticides mais pour le démontrer il n est pas nécessaire de reprendre les thèses négationistes qui triturent les statistiques pour faire croire que la covid ne tue pas beaucoup plus que la grippe saissonnière , faire une telle comparaison est ridicule car par nature la grippe saisonnière est ....saisonnière et ne se propage pas partout dans le monde en même temps comme la covid , propagation qui explique les restrictions pour les déplacements .
    En FRANCE la grippe saisonnière a tué 8500 personnes en 2018/2019 alors que nous en sommes a 100000 morts avec la covid ,alors même si ce chiffre est peut être éxagéré , la différence est tellement énorme que la comparaison s écroule d’ elle même , idem dans le monde ou la grippe a tué dans le pire des cas 650000 personnes en un an alors que la COVID a fait plus de 3 millions de victimes en un an .
    La grippe saisonnière n ’ a pas disparue , environ 3500 morts cette année et si le nombre de victimes a diminué , les virologues l expliquent par le respect du port du masque , des mesures barrières et un lavage des mains plus fréquent de plus le taux de vaccination contre la grippe saisonnière a éte légérement supérieur cette année certainement par crainte du covid .
    Ce qui est fortement criticable , c est la gestion de la crise , ou faute de moyen le tryptique , dépistage et recherche des contacts , isolément , et vaccination , n a pas pu ètre réllement être efficace faute de moyens :
    Pour la recherche des contacts seulement un Millier d agents des CPAM et des ARS sont utilisès alors qu en moyenne il y a 15000 contaminations par jour , des milliers de cas contacts circulent donc sans avoir été dépistés , pour ce qui concernent l isolement , rien n a été prévu , aucun lieu dédié , l isolement se fait donc à domicile au contact de la famille , quand a la vaccination , le gouvernement et l UE sont à la merci des bigfarma qui livrent les doses de vaccins au plus offrant créant ainsi une pénurie criminelle causant chaque jour des décés supplémentaires qui auraient pu être èvités si les laboratoires étaient nationalisés et si la recherche n avait pas été sacrifiée .
    Enfin je suis assez sidéré de voir que ceux qui encensent la CHINE , le VIETNAM , CUBA pour leur lutte contre la pandémie, pays qui eux n ont donc pas douté de son extrême dangerosité et pris des mesures trés strictes pour l enrayer , ne considèdent pas comme il le font pour la FRANCE que ces pays ont exagéré volontairement cette dangerositè dans des buts inavouables .

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